Délégués:
Henri Duruz, Nicole Duruz .
Cantons de : Cantons de : Abondance, Le Biot, Douvaine, Evian-les-Bains, Thonon-les-Bains Est, Thonon-les-Bains Ouest. 117.500.
l'actualité, nos positions, nos actions, nos engagements...
Prochaine réunion le 8 novembre 2011 à Veigy, salle ABC de la bibliothèque-médiathèque, à 19h15.
Réunion de la section du Chablais le 28 septembre 2011:
Nouvelles du parti. Après l’engouement pour la constitution de l’Alliance en mai, après la rencontre avec les radicaux en fin juin, la consécration de la réunion des centres devait se réaliser aux universités d’été, en début septembre, à la Grande Motte. Ce fut la déception : - absence ou présence fugace et pâle des élus. - débats peu innovants qui prenaient peu en compte les réflexions et travaux accomplis au sein des sections et fédérations. - absence de réponses aux questions des militants : quid de l’alliance ? programme commun ? choix du candidat ? stratégie ? - peu de contacts entre les militants des différents partis du centre formant l’Alliance, encore moins entre les chefs. Pourtant l’espoir persiste ; l’avenir de la politique est au centre. Il y avait quand même 2 à 3.000 participants aux universités d’été. Il y avait une certaine unité chez les jeunes centristes. Si les débats n’étaient pas très palpitants et pas très suivis, il y avait beaucoup de débats « en off ». Si on ajoute aux 2% d’Hervé Morin dans les sondages, les 7 à 8 % de Borloo, les 7 à 8 % de Bayrou, plus les voix des électeurs centristes de l’UMP, un présidentiable charismatique centriste pourrait l’emporter.
Mais il n’y en a pas ! Il faudra probablement oublier 2O12. Il faudra aussi prendre une décision : ou présenter un candidat centriste, uniquement pour montrer qu’on existe, avec tous les risques encourus, ou se rallier au candidat UMP, en principe Sarkozy, en faisant un accord avec lui, comme Lecanuet l’avait fait avec Giscard en 1974.
Par contre, nous devons dès aujourd’hui préparer les législatives qui suivent les présidentielles. Nous avons dans la fédération deux jeunes qui sont éligibles, Loïc Hervé et Thomas Meszaros. Il serait bien que chaque section cherche un candidat, y compris le Chablais. Quelques notions de base sur l’économie, présentées par René Huchard, pour comprendre la crise financière, économique et sociale. L’économie repose, pour satisfaire nos besoins, essentiellement sur deux piliers : d’une part la production, fruit du travail, et d’autre part le marché ou les échanges qui sont réglés par la loi de l’offre et de la demande, et qui ont besoin de structures comme les banques, les compagnies d’assurances et de réassurance et la bourse. C’est ainsi que sont fixés les prix. La spéculation est inévitable dans un système économique libéral, mais elle doit être très encadrée par les banques. Celles-ci doivent empêcher les manœuvres des traders au-delà des pratiques transparentes. D’autre part, il faut savoir que la valeur marchande d’une banque ou d’une entreprise n’est pas la valeur de ses actions en bourse. Les banques, du moins en Europe, sont beaucoup plus réglementées et sécurisées (fonds de garanties, fonds propres, réserves) par les accords « Bâle II », puis « Bâle III » (en phase finale de réalisation), que l’on veut bien dire. Mais nos normes de couverture de risques sont inférieures aux pratiques des banques anglo-saxonnes :7 à 8 % au lieu de 10. De plus, nos banques sont dépendantes des banques centrales, nationales et surtout de la banque européenne, dont le conseil d’administration est composé des gouverneurs des banques centrales nationales des pays membres. Ce sont les banques centrales qui régissent le niveau des taux d’intérêt. Seules, les banques centrales peuvent émettre de la monnaie. Elles le font pour des projets sérieux, soumis à étude. Ce procédé est dans un premier temps un gonflement de la masse monétaire, une anticipation, parce qu’il faut bien de l’argent pour donner le jour à ces projets, qui une fois réalisés vont constituer une richesse et en produire. Si par contre, on émet de l’argent sans contre partie (sans réalisation de projets), on parle de faire tourner « la planche à billets » et on crée l’inflation. Le problème n’est pas tellement un système économique défaillant, car notre système économique a sa propre dynamique et s’auto régule, mais c’est plutôt un tissu industriel qui n’est plus en état pour réagir à la concurrence, en particulier des états émergeants. Nos réserves de productivité en France sont insuffisantes, en partie à cause des 35 heures, en partie parce que notre développement technologique est insuffisant contrairement à l’Allemagne. Notre recherche appliquée n’est pas assez poussée. Notre cohésion sociale, soit, principalement, nos rapports patronat et syndicat ne sont pas adaptés. Pour toutes ces raisons, les banques sont réticentes à prêter de l’argent aux entreprises. Propositions pour la prochaine réunion.
A la suite de cet exposé, les militants ont
poursuivi la discussion autour du verre de l’amitié. Il a été décidé de
consacrer la prochaine réunion sur le même thème, mais sous la forme d’un
débat. Des questions seront posées à deux analystes économiques ayant des
points de vue différents sur l’économie en général et sur la réponse à
donner à la crise actuelle. La date et les modalités du déroulement de cette
séance seront précisées ultérieurement.
Henri Duruz.
La prochaine réunion de la
section du Chablais est fixée le mardi 24 mai à 19h30 à la mairie de Nangy.
Elle sera consacrée à l'avenir de la Confédération des Centres et au thème
"la femme dans la société française".
Concernant le premier sujet, consultez
le mail envoyé par Antoine avec les 12 questions réponses. Concernant le
deuxième sujet : existe-t-il des propriétés spécifiques à la femme autres
qu'anatomiques, qui seraient de l'ordre de la génétique et non de
l'environnement ou du culturel?La réponse à cette question permettra de
répondre en partie aux autres questions : faut-il favoriser dans tous les
domaines que la femme puisse se comporter comme l'homme? dans la gestion
familiale?en politique?professionnellement?en sport? Dans tous les domaines
où c'est souhaitable, comment faire pour y parvenir? légiférer? faire
appliquer les lois existantes?orientation à l'école? quotas? horaires
adaptées? crèches? Lutte contre la violence? La prostitution?
Amicalement. A
bientôt. Henri Duruz.
Compte-rendu de la réunion de la section du Chablais le 22 mars 2011 à Thonon.
Peu de temps est consacré à commenter l’actualité
politique, car l’on ne peut que constater avec tristesse le taux record
d’abstention aux Cantonales, le peu d’élus Nouveau Centre, la défaite de la
droite, la montée du Front National. Toutes ces constatations ne nous
donnent pas beaucoup d’espoir pour l’élection présidentielle de 2012.
Mais,que le Nouveau Centre présente ou pas un candidat en 2012, nous
continuons de réfléchir sur les grands problèmes de société. On trouvera
bien le moyen de diffuser nos propositions à l’électorat. C’est pourquoi, la
grande partie du temps a été consacrée à la réforme de la justice. Le résumé
tient compte des informations apportées lors de cette séance par Cédric
Duruz avocat, des réflexions écrites par Jean-Pierre Benoist avocat, du mail
de Daniel Bailleul ancien avocat, qui n’a pu assister à la séance, des
remarques de Yves Beigbeider juriste, qui est revenu sur les discussions de
la séance précédente, des Commentaires des autres membres de la section.
La
prochaine séance sera consacrée à l’école. Il s’agit essentiellement de
répondre aux questions suivantes :
- La formation de l’enseignant : est-elle
bonne ? centrée sur le savoir, le savoir-faire, le savoir-être ?
- Le
programme scolaire : trop général ? trop spécialisé ? la carte scolaire ?
les écoles d’excellence ? que faire avec « ceux qui décrochent » ? le
périscolaire ?
- Les conditions de travail : locaux ? effectif ? horaire des
élèves ? rythme scolaire ? horaire des enseignants ? salaire ? retraite ?
-
Les problèmes de discipline.
- L’orientation professionnelle ?
- Ecole
privée-école publique ? l’autonomie des établissements ?
- La place des
parents dans l’administration de l’école ? celle des élèves ? Tout
enseignant du primaire et du collège serait bienvenu. Pascal Deville devrait
nous informer sur le lycée. La séance aura lieu, en principe, le mardi 19
avril à 19h30. Cette date et le lieu seront confirmés. Henri Duruz
Chers amis, J'ai le plaisir de vous confirmer la date
du mardi 22 mars 2011 pour la réunion de la section du Chablais Nouveau
Centre.
Elle se tiendra à Thonon, au château de Sonnaz, entrée latérale
entre les deux petits canons. Je me réjouis de vous revoir. Amicalement.
Henri Duruz
Chers amis, La prochaine réunion de la section du
Chablais aura lieu le mardi 22 (et non le 15) février 2011 à 19h30 à la
mairie de Sciez. Elle sera essentiellement consacrée à la justice, thème
d'une convention du projet présidentiel. Nous interrogerons, essentiellement
nos avocats, sur les questions suivantes : - Indépendance de la justice (
autorité-responsabilité? ou pouvoir? élection des juges? élection par le
Parlement du Garde des Sceaux à la majorité des 2/3 ...) - Juge
d'instruction - juge des libertés. - Jury populaire en correctionnelle (
pourquoi? comment les choisir? pour combien de temps?) - Garde à vue ( plus
que l'avocat de la première heure? présence de l'avocat? conditions de
détention?) - Accès au droit ( action de groupe? aide juridictionnelle par
mission publique? déduction fiscale? obligation répartie entre avocats?
tâche des jeunes avocats? assurance? - Lenteur de la justice ( une des
conséquences de la réforme de la carte judiciaire? droit opposable?
magistrats volants pour épurer le stock? simplification du système
juridique? médiateur pour éviter les procès? justice rendue pour la petite
délinquance par des maires, ou d'anciens magistrats, ou ...?) - Justice pour
les mineurs - Conditions de détention en prison ( eviter la récidive;
réinsertion); Concernant ce dernier point, je me permets de vous envoyer ma
conception de la sanction et en particulier de la prison, conception très
personnelle et que presque personne ne partage (mais, j'ai l'habitude d'être
à contre courant, parfois très longtemps sur certains sujets de société et
particulièrement d'éthique). Lisez surtout les réflexions de Jean-Pierre
Benoist sur les problèmes actuels de justice. Lors de cette réunion, je vous
ferai également le rapport du dernier Conseil National du 22 janvier et de
la réunion départementale à Nangy du 29 janvier. On y parlera également des
cantonales, principal thème débattu lors du bureau qui suivit la réunion du
29 janvier. Je me réjouis de vous revoir nombreux.
Amicalement. Henri Duruz
Comme
prévu, la réunion de la section du Chablais aura lieu le mardi 21 décembre
2010 au 175 M Rte des Trépets, à 19h30. La discussion
portera essentiellement sur la santé, objet de la prochaine convention.J'ai
invité une infirmière avec qui nous pourrons discuter. Je suis en pourparler
avec un médecin génraliste. Si vous connaissez d'autres personnes dans les
professions médicales, ils sont les bienvenus. Je vous envoie en pièces
jointes mes premières réflexions en réponse au questionnaire que nous avait
envoyé Antoine à ce sujet. J'aimerais que cette soirée soit également
festive et que l'on puisse 'casser la croûte" en faisant un repas canadien;
que chacun apporte à boire et/ou à manger. Veuillez me signaler votre
présence (ou malheureusement votre absence).
Henri Duruz
Réunion de section du Chablais du 11.1.2011.
Autour
d’un repas canadien succulent et convivial, et une galette des rois, la
première partie de la séance a été consacrée aux problèmes de santé, thème
d’une convention pour le projet présidentiel. De nombreuses questions
concernant le système d’assurance, l’hospitalisation, la médecine
ambulatoire et l’amélioration du statut du patient, en particulier de la
personne âgée, ont été posées au Dr Doulcet qui a répondu favorablement à
notre invitation. Nicole et Henri Duruz ont posé les mêmes questions à la
Dresse Simonin, cardiologue à Annemasse, qui ne pouvait venir à la réunion.
Les idées maîtresses qui en ressortent sont les suivantes : Les médecins
interrogés sont satisfaits dans l’exercice de leur métier, mais ne peuvent
plus supporter les contraintes administratives grandissantes imposées par la
Sécurité Sociale. Si un certain contrôle de leur activité est nécessaire, il
ne doit pas être à ce point suspicieux et pénalisant, ni prendre autant de
temps au détriment de la relation médecin-malade. Cette surcharge
administrative explique en partie la pénurie de médecins, leur réticence à
s’installer en privé et exercer une profession qui n’est bientôt plus
libérale. Si le système d’assurance français reste un des meilleurs au
monde, il doit veiller à ne pas trop diminuer l’offre de soins en
abandonnant des prestations à la charge des assurances complémentaires. La
solidarité qui est à l’origine de la conception du système serait mise en
péril au profit d’une médecine à deux vitesses. Si dans certains domaines,
des mesures de rationnement et surtout de rationalisation peuvent encore
être envisagées, une société moderne et humaine doit aussi être capable de
faire bénéficier ses malades des progrès des sciences médicales, même si ces
améliorations augmentent sensiblement le % du PIB attribué à la santé.
Toutefois, pour diminuer les dépenses de santé, il est nécessaire d’avoir
une meilleure gestion de la Sécurité Sociale, par branches : maladie,
accident, invalidité etc. Ainsi, les abus pourraient être plus facilement
détectés, particulièrement dans la branche CMU. Au niveau de
l’hospitalisation, le regroupement des hôpitaux est de mieux en mieux
accepté par les médecins et les patients ; les réticences proviennent
essentiellement du personnel et des maires. Il faut avouer que c’est
particulièrement au niveau de l’hôpital que les effets pervers des 35 h se
sont faits le plus ressentir. Les médecins doivent garder un rôle important
dans la direction administrative d’un hôpital, ce qui hélas est de moins en
moins le cas. La pyramide des âges et la féminisation de la profession
médicale, laissent présager une pénurie importante de médecins,
particulièrement en milieu rural. Il faut absolument revoir à la hausse le
chiffre du numerus clausus à l’entrée des études de médecine, si nous
voulons éviter cette catastrophe et ne pas être obligés de recourir toujours
davantage aux médecins étrangers. Une clause du besoin limitant
l’installation des médecins dans certaines régions pour les obliger à
exercer dans les campagnes n’est pas souhaitée par les médecins interrogés,
mais agréés par certains participants. Selon l’avis des médecins, la
formation d’un plus grand nombre de médecins et des avantages financiers
alloués par les communes pour leur installation en milieu rural, devraient
résoudre ce problème. La tarification à l’acte pour la consultation, selon
le mode « tiers garant », est un bon système, responsabilisant le patient.
Il est par contre difficilement concevable pour la dispense des médicaments
en pharmacie. La notion de temps passé par le médecin avec son patient
devrait être prise en compte dans la tarification. La formation des médecins
est bonne. On pourrait mettre davantage l’accent sur « le relationnel »,
l’acquisition des notions d’économie et de gestion, et l’apprentissage de
l’anglais. De l’avis des médecins interrogés et des participants à la
discussion, l’indice de satisfaction des patients est élevé. La plupart des
médecins ne sont pas favorables au Dossier Numérisé Personnel, car il ne
protège pas assez la sphère privée du patient. La prévention, par les
pouvoirs publics, en particulier dans les écoles, des facteurs de risques
cardio-vasculaires, de l’ostéoporose, des accidents, du suicide, des
problèmes liés à l’addiction, devrait être renforcée. Le coût en
établissement pour personnes âgées dépendantes est tellement élevé, que
toute initiative concernant l’habitat, le transport, l’organisation et le
soutien des « aidant naturels », doit être recherchée et réalisée pour
maintenir le patient âgé à domicile.
La deuxième partie de la séance a été
consacrée à quelques échéances importantes qui ont été annoncées au bureau
départemental à Annecy, le samedi 8 janvier : Conseil national à Paris le
samedi 22 janvier. Le Conseil National devrait réaffirmer trois allégations
: - nous sommes dans la majorité présidentielle - nous sommes hors UMP -
nous devons avoir un candidat porteur d’un programme présidentiel en 2012.
Cette troisième affirmation ne fait pas l’unanimité, et encore moins le
choix du candidat, porteur du projet. On ne connaît pas encore la position
du radical Borloo, mais certains de nos leaders lui font les yeux doux.
Convention départementale à Nangy, le 29 janvier. Sont également invités,
les sympathisants de notre mouvement. Damien Abad, député européen et
conseiller régional Nouveau Centre, nous rendra visite à cette occasion.
Elections cantonales le 20 et 27 mars. Une alliance est conclue avec l’UMP
chaque fois qu’un candidat sortant d’un des deux partis se représente. En ce
qui concerne les quelques cantons « libres », sans député sortant Nouveau
Centre ou UMP rééligible, après une très longue discussion, les membres du
bureau, à l’unanimité se sont prononcés contre une alliance avec le Modem au
premier tour. En effet, d’une part on ne connaît pas pour l’instant leur
position pour l’élection présidentielle et d’autre part, ils ne peuvent nous
garantir qu’au deuxième tour des élections cantonales, ils ne reportent par
leur voix sur le candidat de gauche. Pour le canton de Douvaine, canton «
libre », j’annoncerai à la presse que les élections cantonales ne sont pas
très politisées et que nous respectons ce souhait du peuple. Que comme nous
n’avons pas de candidat encarté qui désire se présenter, nous soutiendrons
un candidat qui a toutes les qualités requises pour être conseiller général
et qui a des convictions politiques proches des nôtres, en l’occurrence le
maire de Veigy, Jean Neury. La prochaine réunion aura lieu, en principe le
3ème mardi de février, soit le 15 à 19h30. Cette date et le lieu vous seront
confirmés. Le débat portera essentiellement sur un nouveau thème de la
convention pour le projet présidentiel : la justice.
Henri Duruz Président
de la section.
Le choix des valeurs.
" Le Nouveau Centre n’a pas les mêmes valeurs que les autres partis. La plupart des autres partis revendiquent les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. Nous reconnaissons ces valeurs et nous les déclarons indispensables à l’exercice de la démocratie et au respect des droits de l’homme. Mais nos valeurs sont au dessus des valeurs républicaines ; ce sont les valeurs transcendantales : le bien, le vrai, le juste ; Les différences sont très importantes. Les valeurs transcendantales découlent de la philosophie chrétienne. Elles sont indépendantes de la volonté humaine ; elles existent en germe dans la nature de l’homme, dans son essence. Elles sont surhumaines, divines. Le travail de l’homme est de les cultiver pour atteindre leur plénitude. Les valeurs de la république sont des émanations, des créations de la raison humaine, d’un homme libre, affranchi de toute divinité. Elles n’existent pas en soi. Elles n’ont pas de relation avec le divin. Elles sont nées au siècle des Lumières avec la philosophie moderne qui rompt avec le « cosmos » des philosophies antiques et le « divin » de la philosophie chrétienne. Les valeurs transcendantales sont absolues, intangibles, immuables. Les valeurs de la république sont relatives, mouvantes, redéfinissables. Elles sont forcément restrictives. La liberté, c’est la possibilité donnée à chacun d’entreprendre une action, mais dans la mesure où ça ne nuit pas à autrui. L’égalité n’est que l’égalité devant la loi. La fraternité qui consisterait à ne pas faire aux autres ce que l’on n’aimerait pas que l’on nous fasse et de leur faire ce que l’on aimerait que l’on nous fasse, ne peut évidemment pas s’appliquer dans tous les domaines. Le garant des valeurs transcendantales est la conscience humaine, la conscience du bien et du mal. On ne peut pas se tromper. Le garant des valeurs de la république, c’est la loi. Mais la loi peut changer. Par exemple, l’espace de liberté accordé pour entreprendre peut changer selon que l’on décrète que telle action nuit ou ne nuit pas à autrui. Selon ces définitions philosophiques, la démarche politique va être très différente. Les valeurs de notre parti sont des références. Ce sont des objectifs que nous essayons d’atteindre, de réaliser le plus possible, cherchant à les mettre en adéquation avec les conditions actuelles de la société. Les valeurs de la république ne sont pas des références, des objectifs à atteindre. Les partis politiques qui les prônent ne peuvent pas par exemple, prétendre aspirer à la liberté totale, si chacun qui entreprend doit tenir compte d’autrui. On ne peut pas espérer plus d’égalité que celle qui nous rend semblable devant la loi, sauf à désirer l’égalité des chances ; mais les autres formes d’égalité sont souvent contre productives. Plus de fraternité est certainement souhaitable, mais cette inclination n’est pas dans la nature humaine et nécessite pour se manifester plus de religion que de raison. S’il n’y a pas de valeurs de référence, comment va s’opérer le choix politique en démocratie ? Il sera celui du plus grand nombre. Ce sera un rapport de force, où l’argent, les lobbys, le populisme vont jouer un grand rôle. S’il y a des valeurs de références, le politicien, le citoyen, devra écarter ses tabous, oublier ses intérêts personnels, n’avoir comme unique question que : la proposition de loi est-elle bonne pour l’épanouissement de l’homme ?"
propos d' Henri Duruz
Partis centristes: le retour des valeurs et de l'idéal en Politique. "la vertu est au centre" (la raison aussi).
Combien de fois n’avons-nous pas entendu « le centre,
ça n’existe pas ; on est ou à droite ou à gauche » ; « on est ou pour ou
contre» ; » « on ne peut pas être au milieu, ça ne veut rien dire ». Alors,
pourquoi maintenons-nous cette position au Nouveau Centre, appelé
anciennement UDF ?
C’est parce qu’avant d’être des politiciens, des
pragmatiques, nous avons toujours été d’abord des philosophes, des hommes en
quête de sagesse. Aujourd’hui encore, nous privilégions les forums de
réflexion comme les « think-center » Nous avons toujours eu un grand respect
pour les philosophies anciennes, la philosophie stoïcienne des grecs, dont
un grand principe est « in médio, stat virtus » (la vertu, la bonne façon de
faire, se trouve au milieu, au centre) Nous nous inspirons essentiellement
de la philosophie chrétienne, qui est une tension vers un Dieu qui incarne
les vertus transcendantales que sont le beau, le bon, le vrai, le juste,
vertus que nous avons en germe dans notre nature humaine, dans notre essence
d’homme. Un député suisse, membre du Parti Démocrate Chrétien (PDC),
l’équivalent du Nouveau Centre en Suisse , expliquait le sigle C de PDC, non
pas comme la recherche d’un Etat chrétien, comme d’autres imposent un Etat
islamique, mais comme un parti fondé sur des valeurs. « Il (le parti) doit
confronter les choix nécessaires avec des valeurs intangibles. Et il doit
réussir à incarner ces valeurs dans des lois et dans des actes de
gouvernement.
En sachant bien qu’il n’y parviendra jamais entièrement». Nous
reconnaissons que la philosophie kantienne, la philosophie du siècle des
Lumières, par son esprit critique, par son anthropocentrisme qui place
l’homme, en particulier sa liberté et sa volonté, au centre de tout, a
apporté à la société : le développement des sciences, les droits de l’homme,
la notion de république moderne, la séparation de l’Eglise et de L’Etat.
Mais nous sommes aussi conscients que cette « philosophie moderne », n’a pas
évité les dérives que sont le matérialisme, le nazisme, le communisme. C’est
ce qui se passe lorsque l’on fait confiance à la toute puissante « raison »
de l’homme, sans tenir compte, sans se référer aux valeurs transcendantales.
On part d’une idée, louable en soi, mais que l’on ne confronte pas aux
valeurs fondamentales. On la cultive pour en faire une idéologie. De
l’idéologie, on passe à l’idolâtrie, dont la racine indoeuropéenne est la
même (weid). Ce politicien PDC suisse disait : « D’autres partis sont bâtis
sur une idéologie. Nous, voulons défendre des valeurs. Ce n’est pas la même
chose, c’est même le contraire.
C’est plus difficile, mais c’est plus
intéressant. Une idéologie est une simplification outrancière de la réalité
politique en vue d’appliquer des recettes toutes faites, d’impressionner les
électeurs par la simplicité des options et surtout de les empêcher de
réfléchir. Un parti fondé sur des valeurs ne peut se limiter à ce genre de
réflexes conditionnés et de vote presse-bouton. Nous sommes à la fois plus
modestes et plus exigeants que cela». C’est souvent cette exigence qui
rebute le citoyen. C’est l’obligation de réfléchir, d’être momentanément
dans le doute, de faire des choix, qui l’éloigne d’un parti centriste comme
le nôtre. Il préférera un parti qui lui vendra du « tout fait », du « tout
national », du « tout libéral », du « tout sécuritaire », du « tout
écologique » ou du « tout social ».
Ne nous laissons pas séduire par les
méthodes de ces autres partis. Ne cédons pas au populisme. Nous sommes dans
le vrai, parce que nous le recherchons.
Seul un parti qui se réfère à des
valeurs intangibles a de l’avenir.
Comme le disait André Malraux «le 21ème
siècle sera spirituel ou ne sera pas. »
Henri Duruz